Histoires pour les grands
Les histoires pour les enfants peuvent être entendues par les grands. Il suffit qu'ils retrouvent le temps d'un récit le petit bout d'âme enfantine qu'ils n'ont jamais perdue. Cependant, certaines histoires sont particulièrement adaptées à l'esprit des grands, évoquant des sujets plus complexes dans leur complexité, parfois moins drôles mais pas toujours, et faisant appel à une concentration qui, en principe, s'use moins facilement. Mais les enfants peuvent toujours écouter les histoires pour les grands. Ils s'endormiront un peu plus tôt que leurs aînés, voilà le seul risque.
fantaisies parisiennes
« Nulle part on n'a pu éprouver plus heureusement qu'à Paris la naïve et pourtant très sage insouciance de vivre », écrivit Stefan Zweig. De Notre-Dame à Montmartre, de la Tour Eiffel aux Grands Boulevards, les amoureux de Paris bouillonnent à voir et entendre Lutèce roucouler. Chansons et Sonates, Mélodies et Blues, Nocturnes et Clairs de lune dialoguent avec les vers des plus grands poètes et les plaisanteries des agitateurs du Chat Noir. Flâner, boulevarder, batifoler, balocher, voilà ce que proposent ces Fantaisies Parisiennes. On entre à la Salle Gaveau pour une Sonate de Debussy, on flâne en bord de Seine pour entendre Maurice Ravel et Lili Boulanger, on prend un café à Montmartre en compagnie de Satie ou on lèche les vitrines des grands magasins avec Mel Bonis. Évidemment, Alphonse Allais fait rire l’assemblée avec ses fables et ses aphorismes tandis qu’Yvette Guilbert bouffonne en chansons au Moulin Rouge. Quelques larmes au jardin du Luxembourg et une montée à la Tour Eiffel couronnent délicieusement ce voyage enluminé de cuture et d’émotion.
Fantaisies Parisiennes déambule avec vélocité au cœur de la Belle Époque, l’une des plus fascinantes périodes de la création française. Musique et littérature se mêlent en un parcours étincelant, ensoleillé par la lune de Verlaine ou les danses effrénées de Stravinsky. Le bonheur en mots et musiques…
Avec Tatsiana Zakhavara-Dahan au piano et Hélène Bordeaux au violon.
Le projet « Fantaisies Parisiennes » est un concert-lecture autour de la Belle Époque, période d’une richesse exceptionnelle. Mots et musiques se mélangent avec un foisonnement pittoresque et chatoyant. La musique étincelle, colorée à la manière des Monet, Van Gogh ou Derain, et les mots se mêlent souvent d’humour, parfois teintés d’émotion, ivres de poésie.
Fantaisies parisiennes adopte le format d’un concert très sérieux et l’allure d’une déambulation facétieuse. Paris ouvre ses plus belles portes, festif et divertissant.
Hélène Bordeaux, Tatsiana Zakhavara-Dahan et Emmanuel Pleintel travaillent ensemble depuis près de cinq années. Ils ont réalisé deux autre concerts de ce type, l’un évoquant Clara et Robert Schumann, l’autre fêtant l’anniversaire de Gustave Flaubert. Ils se sont jetés avec une passion bouillonnante dans cette nouvelle aventure, impatients de partager le brasier artistique qui les anime.
ERik Satie et la beauté du silence
Musicien normand né à Honfleur, Erik Satie fut un des précurseurs de la musique minimaliste, celle qui effleure sans cesse les rives du silence. Après lui, John Cage, Arvo Pärt, Federico Monpou ou Philipp Glass ont poussé plus loin encore les limites de l’indicible, limites qui cependant avait été abordées par les compositeurs des siècles précédents, d’une autre manière, Bach, Schumann ou Debussy. Emmanuel Pleintel propose un chemin musical méditatif, celui qui mène au silence de Satie mais, tel un pantin sortant de sa contemplation, dit des textes du plus grand humoriste de l’histoire de la musique. Là, l’humour et l’absurde se font espiègle contrepoint. Le chaud et le froid, le jour et la nuit, l’intériorité et l’extravagance tissent un moment capricieux, essence même de l’artiste Satie.
En compagnie d'Erik Satie, Johann-Sebastian Bach, Robert Schumann, John Cage, Phil Glass, Federico Monpou...
Les Contes de ma Mère l'Oye
Conte musical avec un petit théâtre d'images et d'objets
Pour tout public, en solo avec piano
En 1697, Charles Perrault publia des Histoires ou contes du temps passé (noté « les Contes de ma mère l’Oye » au dos du recueil). Cette première édition comporte huit contes en prose parmi lesquels Le Petit Chaperon rouge, La Belle au bois dormant ou La Barbe-bleue. Enfin, les enfants pouvaient-ils disposer d’un ouvrage qui leur était destiné, les contes étant, jusqu’à ce livre, réservés aux adultes. Comme pour la Fontaine qui puisa son inspiration chez Esope et d’autres poètes, Charles Perrault trouva la sienne dans des contes populaires. Cependant, c’est bien lui qui, le premier, écrivit : « Il était une fois… »
A partir de ces histoires, Emmanuel Pleintel a imaginé un théâtre musical d’objets et d’images. Il invite dans un extravagant et facétieux divertissement tous les personnages de la comédie féérique ainsi que certains compositeurs parmi les plus illustres. On rencontre Beethoven, Couperin, Mozart, Chopin, Prokofiev, Ravel, Debussy, Brahms et quelques autres.
Les habituelles destinées des personnages trouvent en ce divertissement des fortunes un peu désordonnées. Le Loup bavarde avec l’Ogre et dévore la Barbe-Bleue, le Roi croque une pomme empoisonnée tandis que le Petit Chaperon rouge porte à sa mère-grand de l’aspirine et que le père des sept petits nains écrit une lettre à Elise… Bref, tout ceci forme un parcours narratif un peu labyrinthique mais profondément joyeux.